Titre de l'article : Délétion de la spermatogenèse

La délétion de la spermatogenèse » consiste en une dégradation générale de la production des spermatozoïdes (quantité et qualité) observé chez l'être humain depuis les années 1950 au moins, dans les pays riches (faute d'études et de données disponibles ailleurs); Elle présente d'importantes variations géographiques pour partie encore non-expliquées ; ainsi la Finlande semble épargnée au point qu'on parle d'exception finlandaise, alors que le Danemark qui n'en est séparé que par la Baltique, serait le pays d'Europe où les hommes ont perdu le plus de spermatozoïdes depuis la moitié du.
Hormis en Finlande, la baisse de production de spermatozoïdes semble toucher autant les hommes en bonne santé apparente, que ceux qui consultent suite à des difficultés à faire des enfants au Danemark chez les hommes qui consultent pour problème de fertilité. Quand ce phénomène est associé à des malformations génitales susceptibles d'avoir été induite in utero par un dysfonctionnement du testicule de l'embryon, on parle de Syndrome de dysgénésie testiculaire. Chez l'enfant qu'il affecte, ce syndrome est associé à l'augmentation du risque de développer un cancer du testicule, dans la prime jeunesse ou à l'âge adulte. L'ampleur et les conséquences de ce phénomène, en termes de fertilité humaine, sont encore discutées et ont fait l'objet de controverses, parfois vives dans les années 1990. Une exposition générale de la population (in utero pour l'embryon) à des produits chimiques reprotoxiques et plus précisément à des perturbateurs endocriniens est fortement soupçonnée.
Pour l'instant la baisse du nombre des spermatozoïdes affecte a priori peu la taille de la famille, mais deux questions graves sont posées de terme de développement durable et de santé publique :
- 1) un sperme de mauvaise qualité a-t-il des conséquences sur la santé du futur enfant et adulte qu'il engendrera ? et avec quelles conséquences globales à moyen et long terme pour l'humanité ?...
- 2) au rythme des 50 dernières années si l'on retient la tendance suggérée par les méta-analyses publiées (dont la méthodologie et/ou la représentativité sont – pour certaines études prises en compte – contestées par les représentants de l'industrie chimique), les hommes devraient ne plus pouvoir produire de spermatozoïde vers 2070.

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