La
guerre anglo-américaine de 1812 a opposé les
États-Unis à l’
Empire britannique, entre juin 1812 et février 1815. Cette guerre est aussi connue sous les noms de
guerre de 1812, de
seconde guerre d’indépendance, voire plus rarement de
guerre américano-britannique. L’appellation de « guerre de 1812 » peut parfois conduire à une confusion dans la mesure où la guerre d’invasion de la
Russie par
Napoléon Bonaparte, la
campagne de Russie, a eu lieu la même année.
Alors que le
Royaume-Uni devait fournir un important effort de guerre du fait de son
conflit avec la France napoléonienne, les États-Unis lui déclarèrent la guerre le 18 juin 1812}} pour libérer les territoires canadiens qui relevaient de l’empire britannique, s’étaient peuplés d’anglophones depuis une quarantaine d’années, et entretenaient de nombreuses relations culturelles et commerciales avec les États-Unis.
Parmi les motifs moins explicites figuraient le ressentiment et la colère causé par l’enrôlement forcé de matelots américains dans la
Royal Navy, les Anglais les soupçonnant d’être des déserteurs, l’affaiblissement des échanges commerciaux américains causé par le
blocus britannique des ports continentaux d’Europe, ainsi que le soutien du Royaume-Uni aux
Amérindiens défendant leurs terres contre les spéculateurs immobiliers et les premiers colons américains vers l’Ouest. Dans le sud, la violente
guerre des Creeks, habilement manœuvrée par les spéculateurs et le futur président
Andrew Jackson sera le prolongement de ce conflit, qui donnera un prétexte pour justifier la colonisation, mais l’un de ses héros, le
coureur de bois Davy Crockett se fera élire au Capitole et s’opposera aux visées expansionnistes de Jackson dans les années 1827 à 1834, au moment de l’
Indian Removal Act.
La guerre se déroula sur trois théâtres d’opérations : l’
océan Atlantique, la
région des Grands Lacs, et les
États du Sud.
Au début de la guerre, les États-Unis tentèrent d’envahir les
colonies nord-américaines, mais furent repoussés (prise de
Détroit,
bataille de Queenston Heights).
Puis, la Royal Navy fit le blocus de la côte Est, ce qui affaiblit l’économie américaine en raison de la réduction drastique des exportations agricoles américaines (même si le blocus favorisa l’émergence de l’industrie locale). Leur domination des mers permit aux Britanniques de mener des raids côtiers et d’
incendier Washington en août 1814. En revanche, les batailles navales sur les
Grands Lacs tournèrent à l’avantage des États-Unis.
Bien que les Britanniques aient eu le dessus dans la plupart des engagements, la grande majorité des batailles font partie du
mythe américain, en particulier la
bataille de la Nouvelle-Orléans au cours de laquelle le général
Andrew Jackson infligea aux Britanniques l’une des plus sévères défaites de leur histoire, fortement médiatisée par les lobbys qui le soutiennent. Ironiquement, cette dernière bataille eut lieu deux semaines après la signature du
traité de Gand le 24 décembre 1814, qui mettait fin au conflit et restaurait les conditions d’avant-guerre par un
status quo ante bellum.
Commentaires