En
thermodynamique, l
'entropie est une
fonction d'état introduite en
1865 par
Rudolf Clausius dans le cadre du
deuxième principe, d'après les travaux de
Sadi Carnot. Clausius a montré que le rapport (où Q est la quantité de
chaleur échangée par un
système à la température T) correspond, en
thermodynamique classique, à la variation d'une
fonction d’état qu'il a appelée
entropie, S et dont l'unité est le
joule par
kelvin (J/K).
La
thermodynamique statistique a ensuite fourni un nouvel éclairage à cette grandeur physique abstraite :
elle peut être interprétée comme la mesure du degré de désordre d'un système au niveau microscopique. Plus l'entropie du système est élevée, moins ses éléments sont ordonnés, liés entre eux, capables de produire des effets mécaniques, et plus grande est la part de l'
énergie inutilisée pour l'obtention d'un
travail ; c'est-à-dire gaspillée de façon incohérente.
Ludwig Boltzmann a exprimé l'entropie statistique en fonction du nombre d’états microscopiques définissant l’état d'équilibre d'un système donné au niveau macroscopique :
formule de Boltzmann. Cette nouvelle définition de l'entropie n'est pas contradictoire avec celle de Clausius.
Les deux expressions de l'entropie résultent simplement de deux points de vue différents, selon que l'on considère le
système thermodynamique au niveau
macroscopique ou au niveau
microscopique.
Dans une période récente, le concept d'entropie a été généralisé, et étendu à de nombreux domaines, tels que par exemple :
- l'
entropie de Shannon dans le cadre de la
théorie de l'information en
informatique ;
- l'
entropie topologique, ainsi que l'
entropie métrique de
Kolmogorov-
Sinaï, dans le cadre de la théorie des
systèmes dynamiques en
mathématiques.
Commentaires