En
mathématiques, le
théorème des deux carrés de Fermat énonce les conditions pour qu’un nombre entier soit la somme de deux
carrés parfaits (c'est-à-dire de deux carrés d’entiers) et précise de combien de façons différentes il peut l’être. Par exemple, selon ce théorème, un
nombre premier impair est une somme de deux carrés parfaits si et seulement si le reste de sa
division euclidienne par 4 est 1 ; dans ce cas, les carrés sont déterminés de manière unique. On peut le vérifier sur 17 (= 4x4 + 1) ou 97 (= 24x4 + 1), qui sont bien tous deux d’une seule façon une somme de deux carrés (17 =1²+4² et 97 = 9²+4²), alors que des nombres premiers comme 7 (=4x1+3) ou 31 (4x7+3) ne sont pas des sommes de deux carrés. Ce résultat est parfois nommé simplement théorème des deux carrés ou bien encore théorème de Fermat de Noël.
Il s’inscrit dans la longue histoire de la représentation de nombres comme sommes de carrés qui remonte à l’Antiquité. Il est explicité par
Pierre de Fermat (1601-1665) au, mais la première preuve publiée connue est l'œuvre de
Leonhard Euler un siècle plus tard. Sa démonstration ne clôt pas les interrogations. Des nouvelles preuves et diverses généralisations sont proposées au cours des siècles suivants. Elles ont joué un rôle important dans le développement d’une branche des mathématiques appelée
théorie algébrique des nombres.
À l'instar de beaucoup d'
équations diophantiennes, c’est-à-dire d’équations dont les coefficients et les solutions cherchées sont des
nombres entiers ou fractionnaires,
la simplicité de l'énoncé cache une difficulté réelle de démonstration. Certaines des preuves proposées ont aidé à la mise au point d'outils parfois sophistiqués, comme les
courbes elliptiques ou la
géométrie des nombres, liant ainsi la théorie des nombres élémentaire à d’autres branches des mathématiques.
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